Archives pour la catégorie Voyager

Nous sommes allés voir et nous racontons ce que nous avons aimé. Ou pas.

Liberté chérie : chronique familiale d’un voyage en Campervan

En vacances, adeptes du nomadisme, nous aimons bouger et ne jamais rester au même endroit plus de deux jours d’affilée. C’est pourquoi, cette année nous avons opté pour la solution du campervan, le chaînon manquant entre le camping-car et la voiture. Notre but est de présenter aux voyageurs encore hésitants, les inconvénients et les avantages de ce mode de vacances itinérantes. Continuer la lecture de Liberté chérie : chronique familiale d’un voyage en Campervan

Un week-end au Havre ?

Pourquoi ne pas passer un week-end au Havre ?

Le havre fête ses 500 ans d’existence avec la manifestation « Un été au Havre » du 27 mai au 5 novembre 2017.

Immeuble construit par Auguste Perret (Photographie Catherine Jubert)

En 1945, Le Havre n’est qu’un vaste champ de ruines, anéantie par 10 000 tonnes de bombes. La guerre a fait table rase des élégantes constructions haussmanniennes et normandes.

Il aura fallu attendre un demi-siècle pour que les havrais se réapproprient leur ville construite par Auguste Perret. Son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO, en 2005, a permis de poser un regard neuf sur la cité, qualifiée parfois de Stalingrad-sur-Mer.  Aujourd’hui Le Havre a la ferme intention de dépasser cette image de ville sinistre et sans cachet et offre à l’occasion de ses 500 ans de nombreuses manifestations culturelles et artistiques. La ville du Havre propose aux visiteurs 4 parcours qui leur feront découvrir les trésors architecturaux de la ville et les installations artistiques. Alors, pourquoi ne pas y passer un week-end ?

On pourra y découvrir

Catène de Containers de Vincent Ganivet (quai Southampton), deux immenses arches de vingt-et-un containers s’entrecroisant à 25 mètres au-dessus du sol. A la croisée de la ville et du port de commerce, l’arche double, visible de très loin, renvoie l’image d’une place portuaire, leader français dans le trafic des portes conteneurs.

Catène de Containers de Vincent Ganivet. Photographie Catherine Jubert,

Couleurs sur la plage de Karel Martens

    Photographie Catherine Jubert

Le temps d’un été, les cabanes de plage ont abandonné leur blancheur traditionnelle pour des rayures aux teintes acidulées.

Accumulation of Power de Chiharu Shiota (église Saint-Joseph), boulevard François 1er)

L’artiste japonaise a suspendu dans l’impressionnante et lumineuse nef de l’église Saint-Joseph, un maelstrom arachnéen de fils de laine rouge. « Saint-Joseph est un espace où l’énergie, les pensées, les vœux et les prières s’accumulent. Le tourbillon rouge de mon œuvre symbolise la concentration de spiritualité que l’on trouve dans cette église. Chaque idée, chaque pensée, chaque prière est collectée et rassemblée dans cette construction qui ressemble à une tempête, où l’énergie tire sa puissance de l’accumulation. » Surplombant l’autel, l’œuvre de l’artiste japonaise s’élève au-dessus du religieux pour toucher à l’universel. Le spectateur se perd dans les tourbillons de fils.

On pourra également visiter l’exposition Pierre et Gilles Clair-Obscur au MuMa (2 boulevard Clémenceau)

Dans le port du Havre (Frédéric Lenfant), 1998, Collection particulière. (©Pierre et Gilles)

 

Pierre et Gilles, Funny Balls (Marc Jacobs) 2012

Madonna, Isabelle Huppert, Stromae, Jean-Paul Gaultier, Amélie Nothomb… se sont prêtés aux jeux de mise en scène de Pierre et Gilles. Leur travail, jouant avec les clichés et nourri d’influences mythologiques, religieuses est tantôt drôle, émouvant, kitsch, pathétique. Un travail entre ombre et lumière.

Mais on peut aussi se rendre au Havre juste pour rêver et laisser-aller son regard à la poésie et à la magie des lignes .

Le Volcan, Théâtre et bibliothèque construits pas Oscar Nimeyer  (photographie Catherine Jubert)
Vue du  port (photographie Catherine Jubert)
Vue du port (photographie Catherine Jubert)

Plus d’infos sur http://www.uneteauhavre2017.fr/fr

Catherine Jubert

Festival textile à Clermont-Ferrand

Entre tradition et création contemporaine, le FITE, Festival International des Textiles Extra ordinaires, présente les travaux de designers, créateurs de mode, tisserands, artistes ou photographes du monde entier du 20 au 25 septembre 2016. Son thème cette année : Rebelles..

Le FITE événement unique en son genre, s’installe, en alternance, tous les deux ans au cœur de l’Auvergne : les années paires à Clermont-Ferrand et les années impaires dans un autre pays. Après le Vietnam (2013) et les Philippines (2015) c’est le Mexique qui accueillera en 2017 le festival.
Ce rendez-vous artistique hors-norme, à la frontière de l’ethnologie et de la sociologie explore donc, pour sa 3e édition, le thème des Rebelles. Olivier Bianchi, maire de la ville, explique : « Par essence les rebelles refusent les modèles préétablis et affirment souvent leur différence par le vêtement ». Tels Mandela et ses chemises Madiba, ou Gandhi et son célèbre khadi ? Olivier Bianchi pense effectivement à eux, mais aussi à « Bowie, aux hippies, aux punks et à une multitude d’autres mouvements méconnus portant haut et fier l’étendard d’une rébellion pacifique ».

De la série Hereros © Charles FREGER
De la série Hereros © Charles FREGER

Ce projet collectif, collaboratif, multigénérationnel et multiculturel qui vise à défendre les droits humains par jeu, par provocation mais surtout par envie de changer le monde, est d’autant plus intéressant qu’il implique la société civile, à la fois les écoles et conservatoires de musique ou de danse, les entreprises et le monde culturel, etc.

Depuis ses débuts, le FITE part à la recherche sur tous les continents des détenteurs de savoir-faire textiles rares. Ces artistes-artisans sont les témoins de cultures souvent méconnues et perpétuent des techniques parfois en voie de disparition ou inaccessibles. Dans ce contexte de mondialisation croissante, le festival défend la nécessité de préserver ces connaissances qui ont un sens pour les peuples qui les perpétuent, en assurant la transmission de certaines valeurs des sociétés.

Des expositions se déroulent en divers lieux de la ville, autour de l’axe principal qui est l’exposition intitulée REBELLES au Musée Bargoin qui, elle, durera jusqu’au 31 décembre.
Pour les 6 jours de fête, on comptera un grand nombre d’ateliers auxquels les visiteurs peuvent participer, et d’installations éphémères :
– Show room et marché des créateurs textiles
– Performances
– Rencontres et conférences
– Découverte des plantes textiles et tinctoriales au jardin botanique
– Projections de courts et longs métrages
– Quiltage à plusieurs sur un métier itinérant pour approcher la technique du patchwork
– Atelier de création de costumes (que les visiteurs pourront porter lors du bal final)
– Marché des créateurs textiles
– Concerts et master class
– Vente aux enchères caritative
– Défilé de mode, etc

Et, en clôture du festival, un bal costumé bien entendu sur… le thème des Rebelles.

Musée Bargoin : 45 rue Ballainvilliers
63000 Clermont-Ferrand
tel. : 04 73 42 69 70
Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 13h à 17h, dimanche de 14h à 19h
Fermé les lundis, 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre

Photo d’ouverture : Mola. Indiens Cuna. Musée Bargoin © R. Boisseau

Metz : Le réveil de la belle méconnue

 

 

Metz accélère son développement culturel et touristique. L’ouverture du Centre Pompidou en 2010 a donné le coup d’envoi d’une métamorphose urbaine de la cité  et a élargi le rayonnement culturel d’une ville relativement méconnue . Après avoir présenté sa candidature au patrimoine mondial de l’Unesco, la métropole lorraine pose la première pierre d’un centre de congrès aux ambitions internationales. Lequel s’ajoute à plusieurs grands projets signés par des architectes parmi les plus réputés.

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