Chute des cheveux : 3 Français sur 4 sont concernés, selon l’IFOP

Dira-t-on assez l’importance des cheveux ? Qu’une perte importante soit simplement envisagée, et l’inquiétude des Français et tout particulièrement des Françaises explose. Selon une enquête que vient de publier l’IFOP, près de 90% des femmes en seraient préoccupées et même plus d’une sur deux, angoissée.

Le sujet n’est pas anodin, tant le cheveu est porteur d’une charge symbolique immense. Beauté, séduction, mais aussi piège, maléfice, force ou perte de puissance… Depuis le Samson de la Bible, la peinture, le cinéma, la société ont donné tant de significations à la chevelure, que l’on ne peut guère s’étonner que la crainte de perdre ses cheveux crée autant d’appréhensions.

 

Cinémathèque de Paris. Document rélaisé à l'occasion de l'exposition Brune Blonde (2010_2011)
Cinémathèque de Paris. Document rélaisé à l’occasion de l’exposition Brune Blonde (2010_2011)

C’est bien ce que démontre une enquête menée par l’IFOP et qui a été publiée récemment.

La perte de cheveux est un fait courant : 3 personnes interrogées sur 4 sont concernées et les femmes encore plus. Elles sont 84 % dans ce cas. Fait surprenant, ce sont les jeunes femmes (moins de 35 ans) qui à  93 % affirment être touchées par ce phénomène, alors que les plus âgées (65 ans et plus) ne sont « que » 81% . Cette situation est moins paradoxale qu’il y paraît. L’IFOP,  auteur de l’étude, l’explique par « un effet générationnel ». Les plus jeunes femmes « se montrant plus sensibles à l’égard de la chute de leurs cheveux ».

Mais pour autant la moitié d’entre elles n’en sont pas réellement préoccupées, et tout particulièrement les moins de 35 ans, Quant aux hommes, ils sont plutôt indifférents : 79% ne s’en inquiètent pas.

 

En revanche, la perspective d’une perte importante de ses cheveux suscite chez les femmes une appréhension voire une angoisse majeures. Plus de 50% seraient « angoissées », et 36% « préoccupées » si elles avaient à y être confrontées. Des attitudes, qui toutefois s’estompent un peu avec l’âge. Dans ce domaine, la notion de genre est clivante puisque les hommes ne seraient que 8% à être « angoissés » et 25% « préoccupés ».

Document de la cinémathèque de Paris ;
Document de la cinémathèque de Paris : « Mais il existe aussi des légendes barbares qui entourent la beauté, et principalement celle des blondes, surtout quand elle est sexuellement agressive. Cinémonde propose en février 1958 (n° 1228) une « enquête » à sensation : « Jayne Mansfield est-elle menacée de calvitie ? »

Ces résultats toutefois ne concernent pas les personnes qui souffrent de calvitie. Dans leur majorité, ces dernières,  se montrent plus sereines. Devant l’éventualité d’une perte importante de cheveux,  26 % d’entre elles l’assumeraient et  37 % n’y porteraient pas attention.

Pour autant, il ne faut pas tirer de conclusion hâtive. Pour se préserver de l’angoisse de perdre beaucoup de cheveux, faut-il souhaiter n’en avoir que peu ?

 

Elsa Menanteau


 

Méthodologie

20150327-ifop-Infographie Norgil2L’enquête de l’IFOP a été menée en décembre 2014 auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de plus de18 ans. 1005 personnes ont été interrogées. L’étude a été réalisée pour Oxygen et Arlor Natural Scientific*

Plus d’informations sur le site de l’IFOP.