Gema Caballero Paso a paso

 

Rien ne destinait Gema Caballero au flamenco. Cette chanteuse qui construit sa vie « pas à pas » entre dans la cour des grands. Portrait

 

Gema Caballero vue par René Robert
Gema Caballero vue par René Robert

Gema Caballero est une chanteuse très singulière dans le paysage actuel. Elle chante toujours à la limite de ses possibilités, flirtant avec le danger. Pas de cris, pas d’emphase, mais une voix qu’elle laisse aller pour mieux la dominer, d’où cette tension interne au chant. Elle vient de Grenade, d’une famille pas le moins du monde flamenca. C’est en descendant les pentes de L’Albaicín pour aller à l’école, passant devant les académies et les peñas, qu’elle entend ses premiers cantes. Elle décide alors de devenir cantaora (chanteuse de flamenco). Très vite, elle comprend qu’elle n’est pas du sérail, Grenade ayant une aristocratie flamenca très en vue qui ne laisse pas beaucoup de place pour d’autres. Après un détour par Séville à la fundación Cristina Heeren, elle part s’installer à Madrid, travaille avec Rocio Molina, Belen Maya, ou Rafaela Carrasco. Et revient à Grenade par la grande porte. C’est une spécialiste des chants de Ida et Vuelta auxquels elle donne une coloration, une ampleur et une dimension dramatique remarquables. Comme le titre de son disque le résume parfaitement, Gema mène sa vie Paso a paso, pas à pas, petit à petit.  Et elle entre dans la cour des grands.

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Institut Emmanuel d’Alzon – samedi 16 janvier à 17 h
Renseignements et réservations sur le  site du théâtre

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