« Le journalisme c’est là ou bat le cœur du monde », disait Françoise Giroud 

 

« Le journalisme c’est là ou bat le cœur du monde », disait Françoise Giroud

En ces temps de défense de la liberté de la presse il me revient quelques réflexions de Françoise Giroud qui fut mon maître en journalisme.

 

françoise giroud

A Martine de Rabaudy qui lui demandait « Qu’est ce que le journalisme ? », elle répondit « C’est là où bat le cœur du monde » (1)

« La liberté de l’information doit-elle être totale ou tenue en laisse ? » lui demandait-on encore.

« Personne – en tout cas pas moi- ne peut dire : voilà ce qu’il faut autoriser ou, au contraire, ce qu’il faut interdire. Je pense seulement, plus modestement, que la diffusion de l’information est un agent capital de l’équilibre social et que nul ne devrait y jouer un rôle sans avoir conscience de sa responsabilité. Un peuple mal informé est un peuple démoralisé qui se réveille le matin mécontent de lui-même et des autres. »

N’aurait-elle pas, avant l’heure, démasqué le « french bashing » ?Enfin, très concrètement, elle expliquait

« Un bon éditorialiste indique au lecteur : Untel vous dit « ça », cela veut dire « ça ». En général, le parcours entre les deux « ça » couvre la distance qui sépare le mensonge, la dissimulation de la vérité et de la réalité. »

 Gisèle Prévost

  • In Profession journalisme, conversations avec Martine de Rabaudy (Hachette littératures 2001 )