Stomp, l’universalité du rythme

stompPercussions, rythmes, cadences d’enfer, humour,  Stomp est au Casino de Paris jusqu’au 7 février. Les huit artistes qui utilisent comme instrument de musique les objets les plus banals du quotidien dans une chorégraphie déjantée, en font une comédie musicale hilarante et entrainante. Un spectacle inclassable, visible par tous.

Ils sont quatre en scène. Il y a le baraqué, genre géant scandinave, le tout menu,  timide égaré, le Monsieur Muscle et le dernier aux fausses allures d’artiste barbu. Chacun porte… un vieil évier en inox, retenu par des lanières, comme les ouvreuses de cinéma autrefois avec leur panier plein de bonbons et d’esquimaux glacés. Des gants de ménage en caoutchouc jaune couvrent les mains. Des timbales et des pots cabossés. Voilà pour les instruments. Avec l’eau contenue dans les bacs qui cogne, cliquète,  coule, les gants qui grincent sur le métal, les pieds qui tapent, le groupe se lance dans un concert de percussions d’enfer où le rythme, la modulation des sons le disputent à la cocasserie. Humour et virtuosité, Stomp enthousiasme le public. A juste titre.

Durant une heure et demie, Stomp, sans une seconde de répit entraîne le public dans une folle succession de tableaux.

Armés de balais, de tuyaux  de radiateurs de toutes dimensions et de tous diamètres, de seaux, de bidons, de poubelles, de sable, de journaux, de boîtes d’allumettes, les six hommes et deux femmes du spectacle parisien utilisent des objets les plus ordinaires de la vie quotidienne et même ceux qui sont destinés au rebut. Ils en tirent une série des scènes réjouissantes, dans lesquelles les cadences de la musique et les mouvements des corps créent une comédie musicale sans parole. On sort du spectacle avec l’envie de bouger et le cœur en joie.

Ils donnent à leurs rythmes sonores et chorégraphiques une dimension universelle, compréhensible à Paris  comme à Tokyo, Moscou, ou New York.

C’est au festival d’Edimbourg que le spectacle créé par Luke Cresswell et Steve Mac Nicholas a été présenté pour la première fois en 1991. Depuis, Stomp circule autour de la planète. Quelque 15 millions de spectateurs l’ont vu dans plus de 50 pays. Et les artistes ont utilisé pas moins de 30 000 balais, 20 000 poubelles, 10 000 baguettes de tambour.

Au Casino de Paris jusqu’au 7 février 2016.

 

Elsa Menanteau


 

Informations pratiques

Stomp au Casino de Paris

  • 16 rue de Clichy – 75009 Paris
  • Du 26 janvier au 7 février 2016 à 20h
  • Matinées: samedi à 16h – Dimanche 13h et 17h
  • Tarifs : de 34.50 à 67.50€
  • Réservations : www.gdp.fr