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La Brandographie : mettre en valeur la femme et son entreprise par la photographie

« De la poudre d’or que je voulais mettre sur mon visage. »

Gwladys Louiset est une jeune femme rare. Force, sérénité et lumière sont les premiers mots qui me viennent spontanément à l’esprit quand je pense à elle.

A sa façon Gwladys est une magicienne qui révèle et fait exister par l’image les femmes qu’elle rencontre dans le cadre de sa pratique photographique.

Sa démarche originale, la Brandographie, est née de l’alliance de la sophrologie et de la photographie. Elle lui permet d’offrir une autre vision de l’entreprenariat au féminin.  Mais bien au-delà, son objectif est d’aider les femmes qui veulent participer aux changements du monde à se mettre elle-même en lumière.

C’est dans son appartement qui lui sert également de studio photographique que je l’ai rencontrée.

Catherine : Peux-tu te présenter et me dire comment tu es venue à la brandographie ?

Gwladys : Je suis à la fois sophrologue et photographe. J’ai commencé en parallèle ces deux activités il y a une dizaine d’années. Je me suis beaucoup cherchée en photo. C’est lors d’un voyage à New-York, en 2005, que tout a commencé.  Avec juste un petit compact numérique, j’ai mitraillé la ville. Quand j’ai montré mes images, on m’a dit qu’il y avait quelque chose de fort qui en ressortait. Après je me suis mise à photographier sans arrêt.  Un vrai coup de foudre !

Suite à une période de stress dans mon travail, j’ai fait une formation en sophrologie*. C’est là que m’est venue l’idée d’associer les deux, sophrologie et photographie pour les mettre au service de la personne, et en particulier des entrepreneuses.

Catherine : D’où vient le mot Brandographie ?

Gwladys : Au départ, j’utilisais plutôt le terme de sophrographie. Et puis je me suis inspirée du concept américain de « personal branding » ou « marketing professionnel » dans lequel il s’agit d’associer l’homme, l’entrepreneur à une marque. C’est tout simplement du marketing par l’image.

La Brandographie à la Gwladys est donc un mélange entre la sophrologie et la photographie.

Catherine : Qui sont tes clientes ? Et pourquoi font-elles appel à toi ?

Gwladys : Ce sont pour le moment essentiellement des femmes avec lesquelles je me sens sur la même longueur d’ondes.

Mon offre unique pour l’instant consiste à créer en images, l’atmosphère, l’univers de leur site internet, en adéquation avec ce qu’elles sont. Ce sont principalement des femmes qui travaillent avec leur intuition, leur féminité, leur côté Ying, tout en conservant leur côté Yang, plus combattif. Elles exercent des professions comme coach, créatrices ou ont des activités en rapport avec le bien-être de la personne…  En général, leurs activités correspondent vraiment à ce qu’elles sont. Elles ne fondent pas une entreprise juste pour faire de l’argent, mais elles font partie de ces entrepreneurs du futur qui possèdent une véritable vision et qui veulent, à leur façon, améliorer le monde. C’est ce qui m’intéresse dans ce que je fais. D’ailleurs, je ne pourrais pas travailler avec des gens qui n’ont pas de vision, dont l’activité n’a pas de sens à mes yeux. Ce sont des femmes qui font corps avec leur société. Elles vivent leur entreprise,  sont à fond dedans. Il faut donc que les photos incarnent ce sentiment et également ce qu’elles sont en tant que femme.

Catherine : Quelles sont les étapes de ton travail avec elles ?

Gwladys : Avant la séance de shooting proprement dite, nous faisons tout un travail en profondeur qui permet de mieux nous connaître, et en ce qui me concerne, de mieux cerner leur univers. De nombreux échanges se font par téléphone ou par Skype. Je leur demande également de réaliser un travail de réflexion en remplissant un questionnaire spécifique que j’ai élaboré sur la mission de leur entreprise, des liens vers des sites Internet qu’elles aiment, des photos, des « mood board »… ( type de collage qui peut être composé d’images, de textes et d’objets reflétant l’état d’esprit de son créateur). Je leur demande aussi d’apporter des objets pour la séance de shooting. Nous échangeons autour de leur symbolique. Ce temps de réflexion, qui peut être assez long, est vraiment nécessaire.

Catherine : Et le jour du shooting ?

Gwladys : Le jour du shooting, elles sont souvent très excitées. C’est un moment très intense pour elles. L’une d’entre elles m’a même confié avoir vécu cette séance avec autant d’intensité que si elle préparait son mariage. Elles peuvent aussi se sentir très stressées. Donc, c’est à ce moment que j’introduis la sophrologie pour dénouer les tensions, les aider à se recentrer. On rit beaucoup aussi. La confiance ne peut s’établir que par la détente.

De mon côté, pour ouvrir l’intuition nécessaire et être en empathie avec la personne que je photographie, je dois faire un travail sur moi-même grâce à la méditation que je pratique quotidiennement. Ce sont vraiment la sophrologie et la méditation qui permettent de tels résultats.

 Catherine : Je confirme, tes photos sont très lumineuses et irradient de joie et de sensualité.

Gwladys : Durant la séance, j’essaye vraiment de capter l’essentiel de la personne, son essence afin qu’elle puisse affirmer son image. L’image que l’on crée ensemble, dans une totale collaboration, doit être en adéquation avec le visage qu’elle veut donner à son entreprise. Ce sont des séances de photos pour leur société, mais pour elles aussi finalement. Donc, cela va bien plus loin finalement que l’image qu’elles veulent donner à leur entreprise. Une fois qu’elles voient les photos, elle se disent « Ah oui, je suis comme ça, je peux être comme ça. C’est exactement la personne que je voudrais être qui se trouve face à moi. Donc je suis ». En réalité, elles se révèlent à elle-même lors de la séance. Et l’objectif est atteint.

Catherine : Dirais-tu que ces photos ont aussi une vertu thérapeutique ?

Gwladys : Oui, absolument

Catherine : Et toi, après une telle séance, comment te sens-tu ?

Gwladys : Je me sens pleine de vie. C’est comme après une séance de sophrologie !

Catherine : As-tu des projets ? Comment comptes-tu développer ton activité ?

Gwladys : J’aimerais étendre mon projet à l’International…parce c’est ce que m’a conseillé mon horoscope annuel !

Et Gwladys, de partir d’un grand éclat de rire communicatif.

 

Site : https://www.gwladyslouisetphotography.com/

Pour avoir un aperçu des sites relookés par Gwladys :

Le luxe d’être soi

Bienvenue

*Gwladys est sophrologue, diplômée de l’Académie de Sophrologie  Caycédienne de Paris (certification d’Etat RNCP) et  spécialisée dans la gestion du stress.  

Pour en savoir plus:  www.sosophro.com

Catherine Jubert

Festival textile à Clermont-Ferrand

Entre tradition et création contemporaine, le FITE, Festival International des Textiles Extra ordinaires, présente les travaux de designers, créateurs de mode, tisserands, artistes ou photographes du monde entier du 20 au 25 septembre 2016. Son thème cette année : Rebelles..

Le FITE événement unique en son genre, s’installe, en alternance, tous les deux ans au cœur de l’Auvergne : les années paires à Clermont-Ferrand et les années impaires dans un autre pays. Après le Vietnam (2013) et les Philippines (2015) c’est le Mexique qui accueillera en 2017 le festival.
Ce rendez-vous artistique hors-norme, à la frontière de l’ethnologie et de la sociologie explore donc, pour sa 3e édition, le thème des Rebelles. Olivier Bianchi, maire de la ville, explique : « Par essence les rebelles refusent les modèles préétablis et affirment souvent leur différence par le vêtement ». Tels Mandela et ses chemises Madiba, ou Gandhi et son célèbre khadi ? Olivier Bianchi pense effectivement à eux, mais aussi à « Bowie, aux hippies, aux punks et à une multitude d’autres mouvements méconnus portant haut et fier l’étendard d’une rébellion pacifique ».

De la série Hereros © Charles FREGER
De la série Hereros © Charles FREGER

Ce projet collectif, collaboratif, multigénérationnel et multiculturel qui vise à défendre les droits humains par jeu, par provocation mais surtout par envie de changer le monde, est d’autant plus intéressant qu’il implique la société civile, à la fois les écoles et conservatoires de musique ou de danse, les entreprises et le monde culturel, etc.

Depuis ses débuts, le FITE part à la recherche sur tous les continents des détenteurs de savoir-faire textiles rares. Ces artistes-artisans sont les témoins de cultures souvent méconnues et perpétuent des techniques parfois en voie de disparition ou inaccessibles. Dans ce contexte de mondialisation croissante, le festival défend la nécessité de préserver ces connaissances qui ont un sens pour les peuples qui les perpétuent, en assurant la transmission de certaines valeurs des sociétés.

Des expositions se déroulent en divers lieux de la ville, autour de l’axe principal qui est l’exposition intitulée REBELLES au Musée Bargoin qui, elle, durera jusqu’au 31 décembre.
Pour les 6 jours de fête, on comptera un grand nombre d’ateliers auxquels les visiteurs peuvent participer, et d’installations éphémères :
– Show room et marché des créateurs textiles
– Performances
– Rencontres et conférences
– Découverte des plantes textiles et tinctoriales au jardin botanique
– Projections de courts et longs métrages
– Quiltage à plusieurs sur un métier itinérant pour approcher la technique du patchwork
– Atelier de création de costumes (que les visiteurs pourront porter lors du bal final)
– Marché des créateurs textiles
– Concerts et master class
– Vente aux enchères caritative
– Défilé de mode, etc

Et, en clôture du festival, un bal costumé bien entendu sur… le thème des Rebelles.

Musée Bargoin : 45 rue Ballainvilliers
63000 Clermont-Ferrand
tel. : 04 73 42 69 70
Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 13h à 17h, dimanche de 14h à 19h
Fermé les lundis, 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre

Photo d’ouverture : Mola. Indiens Cuna. Musée Bargoin © R. Boisseau

Art et architecture à Paris : mariages heureux, mariages prétentieux

La Philharmonie de Paris est une réussite absolue. A l’est de la capitale, la musique y trouve un écrin qui met en valeur ses variations les plus subtiles. Gisèle Prévost dit son enthousiasme pour cette toute nouvelle salle qui ne méprise pas les amateurs, même les plus fauchés. Au contraire, souligne-t-elle de la Fondation Louis Vuitton  ouverte à l’ouest de Paris à l’automne 2014.  Là, pas de sièges prévus pour les visiteurs  fatigués, et un éventail de prix prohibitifs. Même à trois ans, les enfants payent.

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