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FRAGMENTS DE FEMMES : UN KALEIDOSCOPE DE LA VIE QUOTIDIENNE

Elles sont trois femmes. Elles  racontent des morceaux de vie. La vie de la femme d’aujourd’hui. Ou plus précisément des femmes dans leur quotidien. Les préoccupations sont universelles. Elles traversent le temps –  amour, sexe, famille, travail – et émaillent de rêve et de réalité les  25 monologues et scénettes signées Fabien Le Mouël. A voir au théâtre de la Contrescarpe.

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8 AVENUE LENINE, UNE ROM SI HEUREUSE EN FRANCE

« Les Roms, c’est impossible de les intégrer ». Par l’exemple de Salcuta Filan qu’elles ont suivie pendant quinze ans, les documentaristes Valérie Mittaux et Anne Pitoun montrent qu’il peut en aller tout autrement. Le film «  8 avenue Lénine – heureuse comme une Rom en France » décrit les étapes d’une intégration réussie, faisant fi des préjugés les plus courants.

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La Fabrique du Luxe au siècle des Lumières

A la confluence du beau, de l’art et du commerce, les marchands merciers parisiens au XVIIIe siècle étaient les acteurs  de l’industrie du luxe. Au coeur  d’un réseau aux ramifications  mondiales, cette activité est aujourd’hui méconnue. Dans une belle et intelligente exposition,  le musée Cognac Jay,  à travers des objets remarquables et l’histoire de maisons célèbres permet de redécouvrir le fonctionnement, la vitalité, le rayonnement international de cette corporation qui a contribué au prestige de Paris au temps des Lumières.

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Danser pour vivre : « condAnsé » aide les femmes à se retrouver

Il est des trajectoires incertaines, des cheminements tortueux, mais des parcours pas si imprévisibles que cela si l’on accepte à un moment de sa vie de faire un break et de regarder en soi. Je m’appelle Laure et je suis heureuse de témoigner de mon changement de vie, de mon virage à 180 degrés : passer d’une vie professionnelle d’assistante de direction salariée à la création d’un projet contributif autour de la danse pour aider les femmes à se révéler à elles-mêmes. Autant dire passer du coq à l’âne…

Et pourtant, c’est chose faite ! Voici l’histoire de « condAnsé ».

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AnnMarie Tornabene ou la réparation de soi par la photographie : Quand le vilain petit canard devient cygne

AnnMarie Tornabene est une artiste photographe tout à fait singulière, atypique et presque hors du temps.  Son univers est à la fois étrange, symbolique et romantique. Depuis de nombreuses années, elle explore son corps et son rapport à celui-ci dans un travail qui a toutes les vertus thérapeutiques de la photographie : réparation, réconciliation et restauration de la confiance en soi.  

AnneMarie Tornabene est une photographe New-yorkaise qui vit depuis 3 ans en proche banlieue parisienne où elle s’est installée après avoir rencontré l’amour par-delà les océans. Elle consacre l’essentiel de son travail photographique à l’autoportrait et à son corps. Un corps qui l’a souvent tourmentée parce que non conforme aux canons de la beauté classique, un corps trop gros  et donc jugé laid dans une société qui valorise à l’excès la perfection et voue un culte à la maigreur.  Un corps qu’elle n’hésite plus à exposer et à mettre en lumière, que ce soit dans ses photographies ou en tant que modèle vivant.

AnnMarie est diplômée de l’Université de Long Island à New York. Elle a remporté de nombreuses récompenses et exposé son travail à l’échelle internationale. Ses photographies ont été commentées dans le New York Times, Newsday et d’autres journaux locaux et publiées en ligne dans des magazines et blogs d’arts. Elle est intervenue lors de conférences universitaires et dans des clubs d’artistes. Ses images ont inspiré essais et poèmes et ont fait partie de plusieurs collections internationales aux USA, Canada, Grande Bretagne, Hongrie, et Japon.

Victime de préjugés et de moqueries sur son poids; ainsi, qu’enfant, de la malveillance de sa propre mère qui ne cessait de lui répéter qu’elle était laide, AnnMarie a fini par en être persuadée et par perdre toute confiance en elle. Jeune artiste, elle photographiait des modèles qu’elle trouvait beaux. Mais, elle s’est aperçue en discutant avec eux qu’ils avaient souvent une image très négative de leur propre corps. C’est à partir de ce moment qu’AnnMarie a commencé à réaliser des autoportraits et à entamer un processus d’acceptation d’elle-même qu’elle poursuit également en posant comme modèle vivant. Pour elle, se photographier et s’exposer, relèvent d’un même processus. AnnMarie en convient, la photographie est thérapeutique et peut aider des personnes qui ne s’aiment pas à mieux s’accepter.

Malgré une perte importante de poids qui a laissé des traces visibles sur son corps, la photographe poursuit toujours son lent travail de réconciliation, mais d’une manière plus détournée et métaphorique.

Désormais, après être passé de l’argentique au numérique, elle se photographie  en se mettant en scène dans des décors de rêve ou de cauchemar (cimetières, ruines…). Sa longue chevelure rousse pré raphaélique ondulant sur sa peau laiteuse, vêtue de robes vaporeuses et transparentes qui cachent autant qu’elles révèlent son corps, ou juste nue, elle se métamorphose en princesse, déesse, créature hybride et mythologique. AnnMarie s’est créé sa propre mythologie et sa propre symbolique où se retrouvent des animaux comme le corbeau, la colombe, le cygne, le mythe de Peau d’Ane, l’horloge. Son travail n’est pas sans nous rappeler la célèbre phrase de Shakespeare dans La Tempête :  We are such stuff as dreams are made on, and our little life is rounded with a sleep.

Il émane de ces images qu’elle travaille à la manière des pictorialistes une certaine tristesse poétique mêlée à une profonde sensualité.

 

A aucun moment AnnMarie ne s’exhibe. Nous n’avons pas non plus le sentiment d’être voyeurs en la regardant.  Sous nos yeux émerveillés, elle se poétise, « s’onirise », se transforme : « le petit canard devient cygne », aime-t-elle à dire. Peu à peu, elle apprend à s’accepter, à s’aimer, et nous avec elle. N’est-ce pas ce que l’on attend de l’art ?

Site de l’artiste :

http://www.annmarietornabene.net/index.html