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Barockissimo ! Les Arts Florissants en scène et les dix ans du CNCS

Avec Barockissimo ! Les Arts Florissants en scène, le Centre national du costume de scène et de la scénographie célèbre son dixième anniversaire. Lully, Monteverdi, Rameau accompagnent le chef d’orcestre franco-américain William Christie qui a fait redécouvrirau grand public le patrimoine musical baroque. Un mariage réjouissant du drame et de la fantaisie.

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De Carmen à Mélisande – Drames  (et scandales )à l’Opéra Comique

 

Carmen, Manon, Louise, Pelléas et Mélisande, Lakmé, les Contes d’Hoffmann, Le Rêve…en huit actes, le Petit Palais retrace de 1875 à 1902, vingt-sept ans de créations à l’Opéra Comique. Organisée à l’occasion du Tricentenaire de l’institution théâtrale, l’exposition montre l’inventivité de la Salle Favart, et souvent, l’audace des œuvres, construites autour d’héroïnes féminines qui bousculent le « politiquement correct » de la fin du XIXe siècle.

 

 

En 1875, Carmen donne le ton. « La mort à l’Opéra Comique » comme s’en indigne son directeur d’alors et surtout l’érotisme de la Bohémienne sont sujets de scandale. Protestations des familles,  familières de la salle Favart : elles se sentent heurtées par « l’immoralité » de l’héroïne. Carmen sera un échec. Bizet en sera meurtri et mourra avant d’avoir vu le triomphe de son œuvre,  un succès jamais démenti depuis 140 ans.

Autre « pécheresse » Manon. Le public tolère désormais ces personnages, dans la mesure où la rédemption est possible. L’accueil de l’opéra de Jules Massenet en 1884 sera néanmoins  mitigé.

Il en sera tout autrement  pour LouiseGustave Charpentier révolutionne le monde du spectacle. Lui qui signe la musique et le livret, met en scène  pour la première fois un milieu populaire, des « petites gens » dans un Montmartre  réputé dangereux dans les débuts du XXe siècle . De surcroît, son  héroïne Louise, une modiste et Julien, un poète s’affranchissent des règles sociales : ils vivent ensemble sans être mariés…Un scandale qui n’empêchera pas le succès de l’oeuvre et attirera un nouveau public. Les ouvrières de Paris sont invitées aux représentations.

L'affiche de Louise,  de Gustave Charpentier - 1900 - Georges Rochgrosse @BnF
L’affiche de Louise de Gustave Charpentier

Pelléas et Mélisande  (Debussy) est né entouré d’un esclandre d’une autre nature.  Peu avant la première prévue le 30 avril 1902, Mary Garden remplace Georgette Leblanc.  Atterré par l’éviction de la cantatrice qui est sa compagne, Maurice Maeterlink, à l’origine du livret, publie un article incendiaire dans le Figaro, souhaitant l’échec de l’œuvre. La réalité le contredira.

De plain-pied dans les décors

La scénographie de cette exposition, place le visiteur de plain-pied dans l’univers du théâtre. Pour chacun des sept opéras majeurs, deux cents textes, photos, éléments de décors, esquisses, costumes, journaux, partitions, tableaux rappellent le contexte musical, artistique, social de leur époque, et les techniques des changements de décors.

Une répétition
Une repetition

Sur le parcours, une salle est réservée au grand incendie qui ravagea la salle Favart en 1887 et au cours duquel disparurent 200 personnes. C’était le 25 mai. A  21heures l’incendie se déclara. On y jouait  le premier acte de Mignon d’Ambroise Thomas. Deux chanteurs, Mouliérat et le très célèbre Taskin prirent en charge l’évacuation du personnel de scène. Quelques jours auparavant, le 12 mai à la Chambre des Députés, le ministre des Beaux-Arts répondait à une question : « Il n’est aucun théâtre qui n’ait brûlé et même plusieurs fois, dans l’espace d’un siècle. Par conséquent, nous pouvons considérer comme probable que l’Opéra-Comique brûlera (rires dans la salle). J’espère toutefois que ce sera le plus tard possible. » Les rires n’étaient plus de mise deux semaines plus tard.

Des « leçons  » de  cet incendie, un certain nombre de règles  furent édictées pour la sécurité du public. Ainsi, la reconstruction du théâtre,  la troisième salle Favart, inaugurée  le 7 décembre 1898, sera le premier établissement de spectacles à intégrer l’électricité dès sa conception. Un recours à cette énergie rendu dès lors obligatoire pour tous les théâtres.

 Elsa Menanteau

 

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Informations pratiques

De Carmen à Mélisande – Drames à l’Opéra Comique

  • Du 18 mars au 28 juin 2015
  • Petit Palais
  • Avenue Winston Churchill – 75008
  • Horaires du mardi au dimanche de 10 à 18 h
  • Nocturne le vendredi jusqu’à 21 h
  • Fermé le lundi et le 1er mai.
  • Taris : 8 et 6 euros. Gratuit jusqu’à 17 ans

 

 

 

Exposition : L’Opéra Comique et ses trésors

 

 

 Pour le Tricentenaire de l’Opéra Comique, le Centre national du costume de scène de Moulins expose une centaine de ses plus beaux costumes. Une promenade au pays des rêves, et de l’histoire du spectacle.  La mise en scène de Macha  Makeïeff met en valeur l’esprit de l’Opéra Comique où l’insolence et la fantaisie le disputent à la créativité.

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