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Liberté chérie : chronique familiale d’un voyage en Campervan

En vacances, adeptes du nomadisme, nous aimons bouger et ne jamais rester au même endroit plus de deux jours d’affilée. C’est pourquoi, cette année nous avons opté pour la solution du campervan, le chaînon manquant entre le camping-car et la voiture. Notre but est de présenter aux voyageurs encore hésitants, les inconvénients et les avantages de ce mode de vacances itinérantes.

Côte de la mort; Galice, Espagne

 

Nous avons tous en tête l’image des hippies des années 70, vêtus de pantalons pattes d’éléphant, de chemises à fleurs, portant barbes, cheveux longs et se déplaçant en combi Volkswagen surmonté de planches de surf. Qu’il a pu nous faire rêver ce petit véhicule trapu et coloré, symbole de liberté ! De plus en plus de sociétés ou de sites entre particuliers, surfant sur la vague vintage et le revival des années 70, proposent à la location ou à la vente le van mythique.

Entre temps, le baba s’est embourgeoisé, et, devenu bobo roule dans le combi de la même marque, le confort en plus.

Le voyage

Nous sommes partis de Bordeaux à 4 pendant 2 semaines, pour finir à 2 les dix derniers jours de voyage. Notre périple de 4200 kilomètres nous a conduits à travers le pays basque, les Pyrénées françaises et espagnoles, La Castille, la Cantabrie, les Asturies et la Galice… De quoi avoir des images plein la tête. Le trajet fut loin d’être rectiligne (voir le détail ci-dessous)*. Au départ, nous avions seulement décidé de quelques étapes importantes : le festival Jazz in Marciac, le musée Guggenheim de Bilbao, Los Picos de Europa et Saint Jacques de Compostelle. Le reste de nos pas furent guidés par nos envies, nos coups de cœur et surtout par les aléas de la vie familiale avec des adolescents : aller rechercher l’un dans un aéroport, déposer l’autre dans une gare. Nous avons dormi dans des campings, à la ferme et fait du camping sauvage. Même en plein mois d’août, nous n’avons jamais rencontré aucune difficulté.

Musée Guggenheim, Bilbao, Espagne

Les caractéristiques du véhicule

Le Van que nous avons loué à une société spécialisée est un modèle Campervan California Coast de chez Volkswagen, prévu pour 4 personnes. Il se compose de 2 couchages situés dans la tente de toit relevable électriquement et de deux autres que l’on obtient en rabattant les sièges, d’une petite cuisine équipée de deux plaques électriques, d’un réfrigérateur, de deux placards, d’un auvent, d’une table à l’intérieur et d’une autre à l’extérieur, de 4 chaises et d’une douchette à l’extérieur. Les lits sont vraiment confortables. Quand je vous disais que les babas s’étaient embourgeoisés !

Saragosse, Espagne

Au départ, la mise en place fut un peu compliquée car nous avions apporté un peu trop de bagages. A cet égard, il est fortement conseillé de prévoir des sacs plutôt que des valises trop encombrantes, ou mieux, des caisses pour ranger les vêtements et autres babioles nécessaire en vacances. De toute façon, la règle d’or est de toujours « voyager léger ».  Surtout, lorsque l’on est 4, il faut prévoir une tente de délestage pour mettre les bagages durant la nuit ou éventuellement des vacanciers en quête d’un peu de solitude… Finalement, au bout de deux jours, chacun et chaque chose a trouvé sa place. De petits rituels se mettent rapidement en place et chacun se trouve une fonction…ou pas : monter la tente, déplier l’auvent, faire la cuisine, la vaisselle.

Vous l’aurez compris, l’un des inconvénients du Van, c’est qu’il est un peu petit pour une famille de 4 personnes. On se marche vite sur les pieds et les genoux…Alors, deux impératifs catégoriques sont à respecter : patience et ordre ! 4 paires de chaussures au milieu du chemin et autant de chaussettes peuvent rapidement vous pourrir la vie et devenir source de conflit. C’est fou ce que l’on peut perdre de choses dans un endroit aussi petit !

L’absence de toilettes et éventuellement de douche (mais on s’habitue vite à ne pas en prendre régulièrement) peut constituer un autre type d’inconvénient. Et oui, il faut bien aborder le sujet ! Quand l’on s’arrête dans des campings, le problème ne se pose pas, mais c’est surtout en camping sauvage ou lorsque l’on se décide de s’arrêter dans des aires réservées à des camping-car qui en possèdent…eux ! Cependant, il existe des toilettes sèches.

Ermitage, Espagne

Liberté chérie !

Après, l’évocation de ces petits désagréments, le voyage en campervan, ce n’est que du pur bonheur !

A la différence du camping-car, le van peut aller absolument partout, aussi bien en ville, dans des ruelles étroites que dans des chemins de terre. En effet, il est en plus doté de 4 roues motrices, ainsi que d’une motorisation de 150 chevaux. Si bien qu’il ne se traîne pas sur les routes…

Comme tout type de voyage itinérant, le van offre un sentiment de liberté absolue. Quel bonheur de ne pas avoir de contraintes, de décider sur un coup de tête de s’arrêter à un endroit pour admirer le paysage et d’y rester, de changer d’itinéraire au dernier moment, de prendre des chemins de traverse, des itinéraires bis, de faire la sieste au milieu de nulle part !  Le voyageur itinérant se plie à l’esprit d’escalier qui est désormais le sien. D’ailleurs, très vite, le voyageur se trouve déconnecté et la notion de temps devient plus floue, uniquement rythmée par des actions simples : se lever, plier bagage, choisir un itinéraire, trouver un lieu pour dormir, tout déplier à nouveau. Une bonne façon de revenir à l’essentiel et d’éliminer le superflu. Peu à peu, une certaine nonchalance et un laisser-aller s’installent. Et l’on se prend alors à rêver à de très longues vacances au rythme du soleil et de la nature. On the road again !

En conclusion, un excellent mode de voyage qui favorise le sentiment de liberté, l’autonomie,  l’éclectisme touristique, mais peu adapté aux personnes recherchant le confort et aux familles nombreuses et/ou avec de très jeunes enfants.

Arrivée de pélerins à Saint-Jacques de Compostelle, Espagne

 *Le trajet : Bordeaux, dune du Pilat, Sauveterre en Béarn, gorges de Kakuetta, Marciac (Gers), Pau, Vallée d’Aspe, Huesca, Saragosse, Pampelune, Bilbao, Picos de Europa, Costa de la muerte, Saint-Jacques de Compostelle, Hendaye, Bordeaux.
Pour aller plus loin  : 

          un livre et un site : 

http://driveyouradventure.com/

          des applications pour les voyageurs :

https://www.park4night.com/

https://www.gamping.fr/

https://www.eurocampings.fr/

Catherine Jubert

 

 

 

 

 

 

 

 

Un week-end au Havre ?

Pourquoi ne pas passer un week-end au Havre ?

Le havre fête ses 500 ans d’existence avec la manifestation « Un été au Havre » du 27 mai au 5 novembre 2017.

Immeuble construit par Auguste Perret (Photographie Catherine Jubert)

En 1945, Le Havre n’est qu’un vaste champ de ruines, anéantie par 10 000 tonnes de bombes. La guerre a fait table rase des élégantes constructions haussmanniennes et normandes.

Il aura fallu attendre un demi-siècle pour que les havrais se réapproprient leur ville construite par Auguste Perret. Son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO, en 2005, a permis de poser un regard neuf sur la cité, qualifiée parfois de Stalingrad-sur-Mer.  Aujourd’hui Le Havre a la ferme intention de dépasser cette image de ville sinistre et sans cachet et offre à l’occasion de ses 500 ans de nombreuses manifestations culturelles et artistiques. La ville du Havre propose aux visiteurs 4 parcours qui leur feront découvrir les trésors architecturaux de la ville et les installations artistiques. Alors, pourquoi ne pas y passer un week-end ?

On pourra y découvrir

Catène de Containers de Vincent Ganivet (quai Southampton), deux immenses arches de vingt-et-un containers s’entrecroisant à 25 mètres au-dessus du sol. A la croisée de la ville et du port de commerce, l’arche double, visible de très loin, renvoie l’image d’une place portuaire, leader français dans le trafic des portes conteneurs.

Catène de Containers de Vincent Ganivet. Photographie Catherine Jubert,

Couleurs sur la plage de Karel Martens

    Photographie Catherine Jubert

Le temps d’un été, les cabanes de plage ont abandonné leur blancheur traditionnelle pour des rayures aux teintes acidulées.

Accumulation of Power de Chiharu Shiota (église Saint-Joseph), boulevard François 1er)

L’artiste japonaise a suspendu dans l’impressionnante et lumineuse nef de l’église Saint-Joseph, un maelstrom arachnéen de fils de laine rouge. « Saint-Joseph est un espace où l’énergie, les pensées, les vœux et les prières s’accumulent. Le tourbillon rouge de mon œuvre symbolise la concentration de spiritualité que l’on trouve dans cette église. Chaque idée, chaque pensée, chaque prière est collectée et rassemblée dans cette construction qui ressemble à une tempête, où l’énergie tire sa puissance de l’accumulation. » Surplombant l’autel, l’œuvre de l’artiste japonaise s’élève au-dessus du religieux pour toucher à l’universel. Le spectateur se perd dans les tourbillons de fils.

On pourra également visiter l’exposition Pierre et Gilles Clair-Obscur au MuMa (2 boulevard Clémenceau)

Dans le port du Havre (Frédéric Lenfant), 1998, Collection particulière. (©Pierre et Gilles)

 

Pierre et Gilles, Funny Balls (Marc Jacobs) 2012

Madonna, Isabelle Huppert, Stromae, Jean-Paul Gaultier, Amélie Nothomb… se sont prêtés aux jeux de mise en scène de Pierre et Gilles. Leur travail, jouant avec les clichés et nourri d’influences mythologiques, religieuses est tantôt drôle, émouvant, kitsch, pathétique. Un travail entre ombre et lumière.

Mais on peut aussi se rendre au Havre juste pour rêver et laisser-aller son regard à la poésie et à la magie des lignes .

Le Volcan, Théâtre et bibliothèque construits pas Oscar Nimeyer  (photographie Catherine Jubert)
Vue du  port (photographie Catherine Jubert)
Vue du port (photographie Catherine Jubert)

Plus d’infos sur http://www.uneteauhavre2017.fr/fr

Catherine Jubert

Metz : Le réveil de la belle méconnue

 

 

Metz accélère son développement culturel et touristique. L’ouverture du Centre Pompidou en 2010 a donné le coup d’envoi d’une métamorphose urbaine de la cité  et a élargi le rayonnement culturel d’une ville relativement méconnue . Après avoir présenté sa candidature au patrimoine mondial de l’Unesco, la métropole lorraine pose la première pierre d’un centre de congrès aux ambitions internationales. Lequel s’ajoute à plusieurs grands projets signés par des architectes parmi les plus réputés.

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Limousin : le charme discret du luxe

 

 

Si Bernardaud et Havilland, symboles du luxe à la française, décorent les tables les plus prestigieuses dans le monde entier, les porcelainiers de Limoges sont un peu l’arbre qui cache la forêt. En Limousin , région parmi les moins peuplées de France, quelques dizaines d’entreprises, la plupart de taille modeste œuvrent dans les industries du luxe,  dans une grande discrétion. Habillement, ganterie, chaussures, arts de la table, meubles et décoration, beauté… elles perpétuent un savoir-faire traditionnel et l’enrichissent en faisant appel à des artistes contemporains.  Balade dans une région qui mérite d’être découverte.

Limoges : l'exposition des dahlias devant le Palais de l'Archevêché@EM
Limoges : l’exposition des dahlias devant le Palais de l’Archevêché@EM

«  Marcelle Chaumont, ma mère, et Madeleine Vionnet, ma marraine, ont créé et dirigé la plus grande maison de haute couture d’avant-guerre, à Paris. Elles m’ont éduquée dans le luxe, mais aussi l’exigence. Je devais exceller en tout, à l’école, aux cours de maintien, dans mon apparence. À leur image… Dès mes trois ans, j’ai assisté aux collections et peu à peu j’ai pris conscience de la grandeur de ce travail accompli par une ruche de douze cents employées, dans une discipline quasi militaire».

Exigence, excellence, luxe, grandeur du travail et savoir-faire. Quand Madeleine Chapsal parle de son enfance  (Madeleine Vionnet, ma mère et moi, éditions Michel Lafon, 2010), elle résume avec ce talent d’écriture, ce qu’est l’ADN de plusieurs dizaines d’entreprises limousines. Ce tissu industriel et artisanal dont l’activité relève du secteur du luxe.  reste plutôt méconnu.

Suzanne Lalique Haviland 1892-1989 - Paravent - Musée des Beaux Arts de Limoges@EM
Suzanne Lalique Haviland
1892-1989 – Paravent – Musée des Beaux Arts de Limoges@EM

L’image classique que véhicule en effet le Limousin est celle d’une région traditionnellement rurale, peu peuplée, à la démographie vieillissante, mais avec quelques produits d’exception. La viande limousine, particulièrement appréciée pour ses qualités gustatives et dont l’aura s’est renforcée après les différents scandales  alimentaires ces quinze dernières années. Une  pomme, variété golden,  seule  en France à avoir obtenu le label AOP (appellation d’origine protégée). La tapisserie d’Aubusson, inscrite au Patrimoine immatériel de l’UNESCO. La porcelaine enfin, qui  depuis deux siècles a conquis les tables les plus prestigieuses d’un bout à l’autre de la planète.

Mais cette image est réductrice voire un tantinet erronée. Sur la population d’abord. L’INSEE le constate : la région se place au 7e rang des régions françaises attractives, au regard de son solde migratoire entre 2006 et 2011. Une vraie et profonde révolution, dont le département de la Haute Vienne est le premier à profiter.

Lou Kasatché : tulle et dentelles. Travailler le flou demande  deux à trois ans de formation
Lou Kasatché : tulle et dentelles. Travailler le flou demande deux à trois ans de formation

Côté activité, revenons au luxe. Inspirée par la danseuse Isodora Duncan, Madeleine Vionnet, était la grande prêtresse du drapé et du flou. Cette technique très élaborée de coupe et de traitement des textiles, est précisément la spécialité de la maison de couture limousine Lou Kasatché.

Dirigée par Bernard Blaizeau, Lou Kasatché possède plusieurs cordes à son arc. Le principal de son activité réside dans la réalisation  « du flou et des plissés » pour le prêt à porter de grandes maisons du luxe. Discret, Bernard Blaizeau refuse de citer nommément ses clients. Tout juste concède-t-il à parler des « marques présentes avenue Montaigne » et de «quelques maisons italiennes».

Lou Kasatché, enseigne née en 2011 a  eu surtout pour vocation de fédérer les 42 salariés de l’entreprise, leur donner une fierté d’appartenance et de signer la production en propre. Les robes de cocktail, les robes de mariées sont conçues « en co-création » explique Bernard Blaizeau.  Reçues dans les salons de la maison de couture,  les clientes imaginent le modèle avec la personne qui les accueille et les conseille, avant qu’un devis leur soit proposé.

Le réseau Luxe et Excellence

En plus de la maison de couture, Bernard Blaizeau préside le réseau Luxe et Excellence. Autour des univers de la personne et de la maison,  dix-huit entreprises limousines, avec leurs 3000 à 4000 emplois, ont été rassemblées, sélectionnées pour leur savoir-faire et leur positionnement haut de gamme. Elles nouent des relations pour inventer de nouveaux produits – par exemple une ceinture dans laquelle sont insérés des éléments d’émail –, pour  mutualiser des services comme les transports, pour développer leur communication et les faire mieux connaître. Depuis peu, l’ancienne boutique de l’artiste Pierre  Christel au centre de Limoges, présente quelques-unes de leurs réalisations. Avant la fin 2015, un show room plus spacieux, boulevard de Fleurus exposera et vendra leurs produits. La  réorganisation administrative  en cours, rattachant le Limousin aux régions Poitou-Charentes et Aquitaine, ouvre de nouveaux horizons à l’association.  Luxe et Excellence ne  pourrait-elle pas y découvrir de nouveaux partenaires ?

Smuggler : doublure tricolore. Le made in France au plus près du corps@EM
Smuggler : doublure tricolore. Le made in France au plus près du corps@EM

Le cheval de bataille de la maison Smuggler, créée en 1978 c’est celui du vêtement masculin. Spécialiste du costume, lequel génère 80 % de son chiffre d’affaires,  Smuggler, a choisi de diversifier son style et de donner aux hommes « l’envie de s’habiller« . Aux classiques trois-pièces style banquier, la maison a ajouté des doublures de couleurs vives, des pièces moins conventionnelles,  des ensembles veste-pantalon dépareillés, des accessoires…   En rachetant la société en 2000, Gilles Attaf a pris le parti de produire en France : 130 salariés travaillent en Limousin pour garnir les rayons des 14 boutiques situées sur le territoire national et en Europe. La marque est la première à avoir bénéficié du label Origine France Garantie, créé en 2011 et qui certifie –via le contrôle Veritas –  que 50 % au moins de la valeur est réalisée dans l’hexagone. Si Smuggler a choisi pour  égérie Kevin Staut, vice-champion du monde du saut d’obstacles, il compte d’autres ambassadeurs. Arnaud Montebourg, lorsqu’il était ministre s’en fait l’émissaire passionné. Tout comme le sont les jeunes entrepreneurs, qui, embarqués dans les sommets politiques internationaux, arborent des vestes dont la doublure tricolore affiche avec panache le  made in France. Clin d’oeil à l’actualité « des grandes oreilles » : certains costumes possèdent une poche qui étanche aux ondes et dans laquelle il peut être judicieux de loger son smartphone !

Arnaud MONTEBOURG habillé par SMUGGLER. Photo-HARCOURT -2012 _Valoriser la production française, leit-motiv de Montebourg, alors ministre.
Le monde de la porcelaine

Los Angeles et Tokyo, Marrakech et Oslo, Londres et Johannesburg, la porcelaine de Limoges a conquis le monde. Restaurants haut de gamme, hôtels, ambassades, particuliers aisés…la porcelaine accompagne partout le raffinement de la table. La découverte en 1768 et à l’exploitation d’une carrière de kaolin, cette fine argile blanche, à SaintYriex-la-Perche,  a donné le coup d’envoi de la porcelaine de Limoges. Destinée à concurrencer la porcelaine chinoise, elle s’est invitée sur les tables royales de France et d’Europe avant de s’installer dans les intérieurs bourgeois. Aujourd’hui la porcelaine de Limoges garde les faveurs des plus grands chefs étoilés. Ils commandent les assiettes, soupières, tasses, ramequins pour marier harmonieusement contenant et contenu. La porcelaine a également exploré d’autres territoires. Bernardaud en est un exemple.

Assiette décorée par Calder - Musée NationalAdrienDubouché @EM

Des collections de bijoux – bagues, pendentifs – s’ajoutent à de produits de décoration : boutons de portes et de placard, luminaires. Des artistes comme des designers  viennent ou sont venus apporter leur créativité au monde des porcelainiers. De Calder à Stark, de Bernard Buffet à Jeff Koons , de Van Dongen à Roy Lichtenstein, de belles signatures contemporaines ou plus anciennes ont inscrit  leur empreinte dans la porcelaine.

 

Elsa Menanteau


 

A visiter
  • Les routes de la porcelaine de Limoges en Haute-Vienne : 22 sites accueillent les visiteurs. Fabricants et manufactures de porcelaine se concentrent pour partie à Limoges même, et  pour partie dans  le sud du département. Parmi les sites, les amateurs ne manqueront pas de visiter le Musée national Adrien Dubouché où est exposée la plus riche collection de céramiques au monde.

www.route-porcelaine-limoges-hautevienne.fr

Léa  Shams, émail)
Léa Shams, émail et Dominique Foliot, dinanderie. 2000. Prix national du concours « Savoir faire et créativité : une femme, une oeuvre » 2011.

 

  • L’exposition My Blue China. Organisée par la Fondation Bernardaud, elle a invité douze artistes internationaux à interpréter la porcelaine traditionnelle. La thématique est celle du décor bleu sur fond blanc, comme une « ligne rouge » de la mondialisation culturelle. Depuis l’importation des porcelaines de Chine au XVIe siècle, l’Europe, en effet, s’est approprié l’utilisation du bleu et blanc. Les méthodes et les motifs des céramiques de Delft, Meissen, ou des azulejos du Portugal en sont devenus des signatures identifiables. Le bleu et le blanc font partie de leurs gènes.

A voir jusqu’au 21 novembre 2015

27 avenue Albert Thomas – Limoges

Suzanne Valadon – Musée des Beaux Arts de Limoges @EM

  • Le musée des Beaux-Arts de Limoges. Situé dans l’ancien palais de l’Archevêché, magnifiquement restauré, le musée compte quelques merveilles Il célèbre Renoir, Suzanne Valadon enfants du pays avec un nombre de toiles restreint mais un choix délicieux. Ne pas manquer les maquettes qui racontent mille ans de l’histoire de la ville. Coup de cœur !
Suzanne Valadon - Musée des Beaux Arts de Limoges @EM
Suzanne Valadon – La Chambre Bleue- 1923- prêt du Centre Pompidou-Musée des Beaux Arts de Limoges @EM
  • Bruno Mercier est créateur de bijoux en porcelaine.  Ses bijoux sont peints à la main. On trouve dans sa boutique une diversité de modèles, de styles, de coloris. A des prix très raisonnables.

Site internet : ww.bruno-mercier.fr

  • Shopping : certains fabricants ont ouvert des « magasins d’usine ». Il est possible d’y trouver à prix réduits des modèles des collections précédentes ou qui ont de petits défauts. Exemples : Weston pour les chaussures, Bernardaud pour la porcelaine.

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