« Un père coupable ». Un beau portrait de femme par Caroline Huppert


FR3 diffuse samedi 21 février « Un père coupable » que signe la réalisatrice Caroline Huppert, auteur également du scénario. Entretien.

Florence Lavier, 40 ans, principale du collège dans une petite ville du Sud de la France, mariée à Pierre et mère de deux adolescents, est secrètement amoureuse de Claude tout en voulant préserver sa vie de famille. L’assassinat de Milena, fille de Claude, âgée de 17 ans, va plonger tous les protagonistes dans la tourmente. Claude, fou de chagrin, est accusé du meurtre. L’enquête révèle des détails troublants et la rumeur publique l’accable.

Caroline Huppert

« Plusieurs faits divers connus ont montré à quel point les rumeurs peuvent influencer les témoins, et perturber ensuite le cours de l’enquête et de l’instruction », explique Caroline Huppert, scénariste et réalisatrice. Ce constat est le point de départ du scénario.

«  J’ai traité l’affaire que je raconte comme un fait réel, avec un point de vue particulier, celui d’un témoin, une femme amoureuse, qui se retrouve confrontée à un choix qui bouleverse sa vie. Le film s’articule autour de ces deux intrigues.

Pour donner à cette fiction toute sa vraisemblance, je l’ai inscrite dans la région de Marseille qui attire depuis toujours des gens venus d’ailleurs. Plusieurs personnages du film sont, pour une raison où une autre, « délocalisés » et  confrontés aux médisances parce que considérés comme des étrangers.

Certains aspects de l’intrigue découlent de leur mode de vie, changement de carrière et divorce pour le personnage de Bruno Wolkowitch, promotion et installation dans une autre ville pour Marianne Basler, solitude de la mère qui élève seule son fils, pour Delphine (interprétée par Hélène Viviès). Les adolescents au coeur du drame forment presque un monde à part, que les adultes sont obligés de pénétrer par effraction pour comprendre la situation. »

Gisèle Prévost

Un  Père coupable, samedi 21 février, 20h40, FR3